22 février 2019
de Andy
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En Jordanie, une réforme restreint davantage le droit du travail

Le droit du travail jordanien restreint depuis longtemps le droit des travailleurs d’exercer leur droit à la liberté d’association, de s’organiser et de négocier collectivement. Parmi ces limitations, figure l’interdiction faite aux travailleurs migrants (une partie importante de la main-d’œuvre jordanienne) de créer leur propre syndicat, sauf dans 17 secteurs définis par le gouvernement et limité à un syndicat par secteur, entre autres. Par ailleurs, il a, en particulier, empêché les nouveaux syndicats de s’enregistrer et d’exercer leurs activités. L’OIT a maintes fois critiqué ces restrictions au droit du travail.

Le législateur jordanien étudie actuellement des amendements à la législation du travail qui non seulement ne résoudront pas ces problèmes anciens, mais imposeront de nouvelles restrictions. Les amendements ont été adoptés par la Chambre des représentants et seront bientôt débattus au Sénat. La CSI et l’OIT ont tous deux envoyé des notes de service détaillées expliquant en quoi les amendements violaient le droit international du travail, mais le gouvernement a jusqu’à présent ignoré ces recommandations.

Le gouvernement jordanien doit entendre des travailleurs du monde entier qu’il doit promulguer des lois conformes aux droits fondamentaux de l’OIT, dont la liberté syndicale, et non les aggraver.

Merci de prendre quelques secondes pour envoyer un message de protestation en cliquant ce lien.

20 février 2019
de Andy
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Guatamala. Cessez la répression des leaders syndicaux !

Au cours des derniers mois, le gouvernement Morales au Guatemala a accru la persécution des dirigeants associatifs, des activistes, des journalistes et des syndicalistes.

Récemment, Luis Alpirez Guzmán, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la santé du Guatemala (SNTSG), et Dora Regina Ruano, de la même organisation, ont été détenus pendant une dizaine de jours pour avoir négocié et signé un accord collectif entre le syndicat et les Autorités du ministère de la Santé en 2013.

Le gouvernement actuel les a accusés « d »abus de pouvoir » parce que le ministère de la Santé n’avait pas suffisamment de fonds pour s’acquitter de ses obligations en vertu de la nouvelle convention collective. Bien qu’ils aient été libérés de prison, les deux dirigeants syndicaux restent en résidence surveillée.

Le SNTSG et l’Internationale des services publics ont lancé une campagne d’urgence pour exiger du gouvernement guatémaltèque qu’il renonce immédiatement à toutes les charges retenues contre Dora Regina Ruano et Luis Alpirez Guzmán et de mettre fin à la répression des acteurs sociaux.

S’il vous plaît, prenez un instant pour envoyer un message de protestation en cliquant ce lien.

26 janvier 2019
de Andy
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Philippines. Des syndicalistes enseignants menacés de mort

L’Internationale de l’Education, la fédération syndicale mondiale des enseignants, est très préoccupée par les nouvelles venant des Philippines.

Lors d’une récente conférence de presse au cours de laquelle l’Alliance des enseignants concernés dénonçait le harcèlement et les menaces auxquelles ses membres et dirigeants étaient confrontés, son secrétaire général, Raymond Basilio, a reçu des menaces de mort sur son téléphone. Raymond fut averti que s’il ne cédait pas aux demandes de l’appelant, un contrat pour son assassinat serait mis en œuvre.

La police nie toute implication, mais le syndicat a appris que le fichage illégal de ses membres était toujours effectué par la police dans différentes régions du pays, en violation du droit national et international.

Merci de prendre un instant pour envoyer un message au président Rodrigo Duterte, demandant au gouvernement de protéger Raymond et les autres dirigeants syndicaux, d’enquêter sur les menaces de mort, garantir la vie privée des membres des syndicats et cesser toute collecte illicite de données à leur sujet. Cliquez ce lien pour envoyer votre message.

Confédération des syndicats hongrois

23 décembre 2018
de Andy
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Le président hongrois signe la « loi des esclaves » – que faire maintenant ?


Il y a quelques jours à peine, je vous ai écrit pour vous demander votre soutien dans la lutte contre la nouvelle « loi des esclaves » en Hongrie. Notre campagne, lancée à la demande de la Confédération des syndicats hongrois, a appelé le président du pays à refuser de signer cette loi rétrograde.

Il ne nous a pas écoutés et l’a signé il y a trois jours.

Notre campagne, comptant 7 288 partisans a été traduite en 13 langues différentes, n’a pas abouti.

Mais la lutte continue…

Les syndicats hongrois ont publié cette déclaration.

Je pense qu’il est important que nous soyons complètement honnêtes à propos de nos campagnes. Nous vous disons quand elles aident à remporter des victoires pour les travailleurs mais aussi quand nous tombons court.

Nous savons que ce n’est pas qu’une question de chiffres. Certaines de nos plus grandes campagnes ont eu peu d’effet, alors que d’autres plus petites persuadent les employeurs et parfois les gouvernements à changer de cap.

Bien sûr, les chances de gagner augmentent avec le nombre de personnes que nous pouvons impliquer dans nos campagnes. A l’international, ce nombre booste le moral des travailleurs et les incitent à prendre des actions déterminants.

C’est pourquoi j’aimerais vous demander de consacrer quelques minutes au cours des prochains jours, pour, si ce n’est déjà fait :

1. Soutenir les postiers Canadiens. Impliqués dans un conflit industriel amer, ils sont obligés de retourner au travail contre leur volonté.

2. Interpeller le gouvernement iranien pour qu’il cesse d’emprisonner des enseignants.

3. Exhorter le gouvernement du Kazakhstan à respecter les droits des travailleurs et à libérer les militants emprisonnés.

4. Protester auprès de Mitsubishi Electric en Thaïlande contre le traitement dégradant infligé aux militants syndicaux et contre ses tentatives d’écraser le syndicat local.

Je vous en remercie et vous souhaite une très bonne année 2019 !

Confédération des syndicats hongrois

21 décembre 2018
de Andy
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Déclaration de la Confédération des syndicats hongrois

Traduction en français de l’anglais par LabourStart.

Le 20 décembre, le président de la Hongrie a signé l’amendement au Code du travail. La loi des esclaves entrera en vigueur au 1er janvier 2019.

Cela se produit sans consultation préalable avec les partenaires sociaux au sein des structures tripartites, contre l’opposition massive des syndicats et maintenant celle d’une large coalition d’organisations civiles, de partis d’opposition. En témoignent les manifestations et barrages routiers dans tout le pays. Il s’agit d’une violation directe de la directive sur le temps de travail 2003/88 / CE / Art. 19 / Chapitre 4.

L’augmentation du nombre d’heures supplémentaires annuelles à 400 heures (au lieu de 250) et l’augmentation de la période de référence à 36 mois (au lieu de 12) pourraient conduire dans la pratique à une vulnérabilité excessive des employés et à un transfert supplémentaire de la balance du pouvoir au profit des employeurs – il y a déjà des employeurs exprimant leur volonté de mettre en œuvre les nouvelles mesures.

Au cours des dernières semaines, MASZSZ, ainsi que toutes les autres confédérations, s’est opposé aux changements désormais adoptés, en présentant des arguments d’experts, en faisant appel aux décideurs politiques et au public. À la suite de l’adoption par les partis au gouvernement et au Parlement, plus de 11 000 signatures ont été apposées en moins de 48 heures sur les pétitions en ligne appelant le président à ne pas signer ce projet de loi.

À l’initiative de la Confédération des syndicats hongrois (MASZSZ), un comité préparatoire à la grève et aux manifestations a été mis en place avec la participation du Forum de coopération syndicale (SZEF) et de l’Alliance des professionnels (ÉSZT) ainsi qu’une douzaine de syndicats et d’organisations civiles. Ils travailleront ensemble, coordonnant les activités d’information sur les lieux de travail et les différentes actions de protestation et de grèves importantes. Les syndicats demandent le retrait de cette loi à l’administration publique, aux agents de la force publique, employés civils de l’armée et du Bureau de l’audit de l’État. Les revendications visent un dialogue social adéquat, la révision du Code du travail et la loi sur la grève.

Le 21 décembre, plusieurs manifestations ont eu lieu à Budapest et dans d’autres villes. Des actions importantes sont en cours de planification pour janvier – des grèves dans l’administration publique, sur les lieux de travail où les nouvelles réglementations seront appliquées, autour des parcs industriels, aboutissant à une action nationale.